actualités générales du monde de la Santé

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ANNEE 2002

15 novembre 2002

Roche pris à parti par Médecins Sans Frontières
Selon Médecins sans Frontières, le principal médicament contre le sida du laboratoire suisse, le Nelfinavir, "coûte actuellement plus cher au Guatemala et en Ukraine qu'en Suisse (…) De plus, son prix officiel le plus bas reste cinq fois plus cher que les produits de même classe proposés par d'autres laboratoires". L'organisation a adressé une lettre ouverte à Roche, demandant au laboratoire suisse de "prendre ses responsabilités dans la lutte mondiale contre la pandémie du sida".
Déclaration de Thomas Linde, directeur général de MSF Suisse : "MSF prescrit chaque jour (dans 10 pays aux ressources limitées) des antirétroviraux achetés à des producteurs de génériques ou à des laboratoires de marque, comme Roche, dont les produits sont sous brevet. Nous savons, par notre expérience, que les déclarations publiques de Roche concernant leurs réductions de prix ne correspondent pas à la réalité".
Les pays pauvres devraient obtenir un meilleur accès aux médicaments essentiels pour combattre des pandémies comme le sida, aux termes d'un accord signé dans le cadre de l'OMC. Cet accord devrait permettre à certains pays de fabriquer des médicaments actuellement protégés par un brevet et de les exporter dans des pays qui en ont besoin sur la base du cas par cas.
 



12 novembre 2002

M. Chirac visite le service de santé des Armées
Le chef de l'Etat a visité ce matin l'école d'application du Val-de-Grâce à Paris. Cette visite a été l'occasion pour le chef de l'Etat de se pencher sur les problèmes rencontrés par le Service de Santé des Armées.


 

25 octobre 2002

Médecins et infirmiers scolaires dénoncent la politique de M. Mattei
Mardi soir sur France 2, M. Mattei s'est dit favorable à l'ouverture "d'espaces santé jeunes" à proximité des établissements scolaires et à l'intervention de médecins libéraux de façon ponctuelle.
Le syndicat national des médecins scolaires et universitaires (SNMSU-Unsa Education) "conteste vivement cette orientation libérale qui méconnaît les compétences spécifiques à l'exercice de cette véritable spécialité qu'est la médecine scolaire (Le syndicat) y voit la volonté d'un désengagement de l'Etat déjà largement perceptible à travers les annonces de transfert de la médecine scolaire aux collectivités territoriales (…) Le ministre ne nous a pas convaincus qu'il s'agissait de la solution pour rendre le meilleur service aux élèves".
De son côté, le Syndicat national des infirmiers, infirmières et éducateurs de santé (SNIES-Unsa Education) "s'indigne de l'orientation de la politique d'éducation à la santé (annoncée par M. Mattei) Pour pallier la pénurie des infirmiers à l'Education nationale, l'intervention de professionnels libéraux est son seul remède (…) Comment des actions ponctuelles, sans implication et concertation des équipes éducatives, sans relais dans les établissements scolaires peuvent-elles se mettre en place, être évaluées, et atteindre l'objectif principal : rendre le jeune responsable de sa santé?".
 



21 octobre 2002

Début de la campagne de vaccination contre la méningite C dans le Sud-Ouest
Aujourd’hui commence la campagne préventive de vaccination contre la méningite bactérienne due au méningocoque C dans les départements des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques et des Landes. Cette vaccination - non obligatoire - sera proposée au total à entre 300.000 et 350.000 jeunes âgés de 2 mois à 25 ans, sur une durée de deux, mois avant la période hivernale.
Lors d’un point presse organisé ce jour à la préfecture de Tarbes, M. Lucien Abenhaim, directeur général de la santé (DGS), a précisé que dans ces 3 départements, "les services de santé ont recensé sur les 52 dernières semaines une trentaine de cas de méningite, des cas soit confirmés, soit suspects" et "plus de 90% de ces cas sont survenus chez les moins de 25 ans".
Les autorités ont pris la décision d'une campagne de vaccination après avoir constaté que pour les trois départements, "près de 80%" des cas correspondaient à des méningocoques de type C, alors qu'au niveau national "environ 70% des cas déclarés" sont des méningites de type B, pour lesquelles il n'existe pas de vaccin.
"Il ne s'agit pas d'un phénomène épidémique", a rappelé Lucien Abenhaim, relevant toutefois que "les clones de bactéries décodés par l'Institut Pasteur sont épidémiogènes".
La vaccination gratuite sera proposée dans les écoles, lycées et collèges mais pourra également être effectuée auprès des médecins généralistes. "C'est une campagne préventive, une décision individuelle, mais le rapport entre les risques et le bénéfice est extrêmement favorable", a ajouté M. Abenhaim.
Lors d'une campagne collective similaire début 2002 dans le Puy-de-Dôme, sur 65.000 personnes vaccinées, soit une couverture vaccinale correspondant à 80% des personnes visées, seules "7 à 8% ont eu des douleurs indésirables". En outre, depuis cette campagne, "un seul cas de méningite à méningocoque C a été constaté, celui d'une jeune fille non vaccinée", a justifié M. Abenhaim.
Le Royaume-Uni, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Espagne, la Belgique, plus touchés au niveau national que la France, font des vaccinations de routine contre la méningite C. "En France, on estime que 6 à 7 millions de personnes sont porteurs sains du méningocoque C. On pourrait éradiquer la méningite C, mais la B occuperait alors la niche écologique", a prévenu Lucien Abenhaim.
Pour en savoir plus : le rapport de l'INVS (doc. Pdf)
 



3 octobre 2002

Drogue : centres en grève contre les restrictions budgétaires
Ce jour, près de la moitié des 200 centres de soins spécialisés ont fermé symboliquement leurs portes, à l'appel de l'Association nationale des intervenants en toxicomanie (Anit). En attendant de connaître la politique du gouvernement sur le dossier des drogues, ce dispositif socio-sanitaire, en sous-financement chronique, doit faire face à une coupe claire de ses budgets. En effet, selon Bernard Fontaine, délégué régional (Lille) de l'Association nationale des intervenants en toxicomanie (ANIT), le ministère de l'Economie a gelé 3 millions d'euros de crédits 2002 de la direction générale de la Santé "au risque de saccager le dispositif de soins". En outre,toujours selon Bernard Fontaine, 15 millions d'euros qui devaient être versés à cette époque de l'année par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), soit 30% du budget, sont également bloqués (NB : En septembre, le gouvernement a limogé Nicole Maestracci -nommée par Lionel Jospin- de son poste à la tête de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie). "On peut comprendre qu'il y ait du retard avec le changement de gouvernement mais si le gel est maintenu, c'est un choix politique" remarque Patrick Veteau qui dirige l'Atre, un lieu d'hébergement-relais lillois pour les toxicomanes sortant de prison. Sylvie Cardinal, directrice adjointe de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) du Nord, reconnaît "une situation tendue" : "Nous n'avons pas eu la dotation attendue (…) nous n'avons pas encore reçu d'instruction en politique de toxicomanie".


 

5 septembre 2002

Sanofi-Synthélabo conteste les méthodes de promotion d'Aventis aux Etats-Unis
Les Echos signale que «Sanofi-Synthelabo s'est plaint auprès de la Commission fédérale du commerce, de méthodes auxquelles Aventis aurait recours afin de protéger son médicament antithrombique Lovenox contre la concurrence d'autres produits». Le quotidien indique que selon Sanofi, Aventis «propose le Lovenox aux hôpitaux à un tarif préférentiel à la condition qu'ils lui en commandent chaque année une quantité déterminée. Dans le cas où cette quantité n'est pas atteinte, il leur est facturé des pénalités draconiennes, ce qui dissuade tout achat de produits concurrents».


 

2 septembre 2002

Prescrire stigmatise un exemple de manipulations industrielles dans le cas du celecoxib
Dans son numéro de septembre, la revue Prescrire enquête sur le cas du Célécoxib (Clelebrex*) qui « caracole en tête des ventes sur la foi d'une moindre toxicité gastro-intestinale démontrée notamment par un essai publié dans une célèbre revue médicale américaine (alors qu') en fait, il s'agissait de deux essais différents aux résultats regroupés pour l'analyse, et les résultas publiés concernaient les 6 premiers mois de traitement seulement, alors que les essais avaient duré plus d'un an. Or les résultats à long terme ne montrent pas de différence nette entre le célécoxib et les autres AINS ». Au vu de cet exemple, Prescrire estime que «la pression financière sur les firmes, qui sont à la recherche de profits de plus en plus rapides et conséquents, la faiblesse de la plupart des agences du médicament, la situation de dépendance des cliniciens chercheurs par rapport aux firmes, tout tend à déformer les résultats des essais cliniques, même publiés dans de grandes revues».
 



29 août 2002

Les stars au service (plus ou moins volontaire) de la promotion de médicaments
Le Figaro du jour constate qu'aux Etats-Unis, «les firmes pharmaceutiques exploitent également le filon hollywoodien. Sur les chaînes nationales américaines, les stars citent de plus en plus le nom de médicaments au cours d'interviews ou d'émissions». Le quotidien précise que cette «pratique a été épinglée récemment par la presse américaine, d'autant plus que l'impact de leurs interventions est énorme auprès du public».
Hasard du calendrier, ce même jour, des généralistes toulousains recoivent un courrier d'un laboratoire pharmaceutique les invitant à un EPU couplé avec l'avant première du dernier film de Steven Spielberg...

La CGPME se dit prête à revenir à la Sécu dès la fin 2002
Le vice-président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a indiqué que le retour de l'organisation patronale dans les conseils d'administration des caisses de Sécurité sociale pourrait être effectif dès la fin de l'année sous reserve qu'elle obtienne une meilleure parité de gestion et un engagement de l'Etat à laisser plus de marge de manoeuvre aux partenaires sociaux.
 



28 août 2002

Génériques : Novartis riposte à GSK
Les Echos reprennent une information de l'agence Reuters selon laquelle Novartis s'apprête à acheter un fabricant slovène de génériques. Le journal économique estime que «Novartis renforcerait ainsi sa position dans la guerre des génériques qui l'oppose au britannique GSK», précisant que le laboratoire slovène, Lek, produit des copies de l'Augmentin*, «l'antibiotique phare de GSK».
 



27 août 2002

Le Pr Henrion à la présidence le Conseil pour l'accès aux origines des personnes adoptées
Le Pr Henrion, membre de l'Académie de médecine et spécialiste en gynécologie-obstétrique, a été nommé par J.F.Mattéi à la tete du conseil. Dans son édition du lendemain (28 aout), Libération estime que «Mattei écarte les experts nommés par Ségolène Royal».
 



26 août 2002

GSK vs Novartis : nouvel épisode de la guerre des génériques
Dans son édition du jour, Les Echos, annoncent que GlaxoSmithKline poursuit Novartis en justice : «pour tenter de protéger son antibiotique vedette (l'Augmentin*), le groupe britannique accuse Novartis, le premier à l'avoir copié, d'utiliser une bactérie provenant d'une souche volée». Constatant que «tous les coups semblent désormais permis pour tenter de sauver des milliards de dollars de chiffre d'affaires», le journal économique estime qu'«en tapant du poing sur la table, GSK cherche peut-être avant tout à décourager les fabricants de génériques».
 



7 août 2002

Après son échec électoral, C.Maffioli trouve refuge au Conseil Economique et Social
Sur proposition du Premier ministre, le Pr Marc Gentilini, président de la Croix Rouge Française et le Dr Claude Maffioli, ancien président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) font leur entrée au Conseil Economique et Social. Ces deux nominations ont été faites au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel.


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