Pollens et allergies

(Actualisé le 30 avril 2019)

 

Les pollens peuvent être responsables de réactions allergiques au niveau des zones de contact : muqueuses respiratoires et/ou oculaires. Plus rarement ils peuvent être responsables de réactions cutanées, telles que l’eczéma ou l’urticaire.

Environ 20 % des enfants à partir de 9 ans et 30 % des adultes sont concernés par des allergies en France (Source : Santé Publique France).

Environ 20 % des patients qui ont une rhinite allergique ont un asthme associé. Inversement, environ 80 % des patients asthmatiques ont une pathologie allergique associée.

Principaux pollens allergisants en France métropolitaine :

- Pollens à risque très élevé
les graminées ;
le bouleau (principalement dans la partie nord de la France) ;
le cyprès, le thuya, le genévrier et d’autres cupressacées (principalement dans la partie sud de la France) ;
l’ambroisie à feuilles d’armoise dans les secteurs infestés (voir paragraphe spécifique ci après)
- Pollens à risque élevé
la pariétaire (principalement dans la partie sud de la France) ;
l’olivier (principalement dans la partie sud de la France) ;
l’armoise ;
l’aulne ;
le noisetier ;
le charme ;
le platane 
le chénopode, l’amarante et d’autres espèces de la famille des Amaranthaceae
le plantain.

Suivant la production des pollens, il y a une saisonnalité des pathologies allergiques : au printemps, les pollens de bouleau, noisetier, chêne ; au début de l'été, les pollens de graminées et de pariétaire ; à la fin de l'été, les pollens d'ambroisie et de plantain.

Suivez "la météo" des pollens dans votre département :

Carte de vigilance des pollens (France entiere)

Pollinariums sentinelles (Régions de l'ouest et du centre de la France)

Traitements :

Selon la revue Prescrire, les MG ne disposent pour les rhino conjonctivites allergiques saisonnières que de traitements d'efficacité modeste : Cromoglicate de sodium (Lomusol° ou autre) et corticoïdes par voie nasale ou oculaire, antihistaminiques H1 per os pour soulager les symptômes.

Toujours selon la revue Prescrire :

- l'azélastine (Allergodil°) en pulvérisations nasales a une efficacité similaire au cromoglicate de sodium (Lomusol° ou autre) et corticoïdes par voie nasale, mais expose à plus d'effets indésirables.

- la cétirizine (Zyrtec° ou autre) est le médicament pas voie orale de premier choix.

La revue Prescrire rappelle aussi que les antihistaminiques H1 dits non sédatifs n'ont pas été évalués dans l'urticaire aigu, et que leur utilisation repose sur l'espoir d'une efficacité similaire à celle (limitée) qu'ils ont dans l'urticaire chronique.

NB pour les anti H1 : Attention aux précautions d'emploi et aux contre indications chez les femmes enceintes et les nourrissons !

NB bis : Attention également aux spécialités utilisées dans des manifestations allergiques qui contiennent des produits potentiellement allergisants :

Desensibilisations :

Toujours selon la revue Prescrire, il existe une amélioration modeste des manifestations allergiques sous désensibilisation spécifique injectable, au risque, rarement, de réactions anaphylactiques potentiellement graves. Ainsi, pour la revue Prescrire, il n'est pas justifié de prendre de tels risques pour des affections bénignes comme les rhinites allergiques saisonnières sans asthme associé.

NB pour la désensibilisation par voie sub linguale :

La revue Prescrire estimait son efficacité au mieux modeste, avec peut-être moins de réactions anaphylactiques graves qu'avec la voie sous-cutanée, mais sans preuve d'un effet sur l'évolution naturelle. En 2019, la revue Prescrire signale que des réactions allergiques systémiques graves ont été rapportées sous désensibilisation par voie sub linguale et en conclue que "la prise de ces allergènes sans surveillance médicale rend ces effets indésirables particulièrement risqués".

Documentation :

Cas particulier : allergie à l'ambroisie