Négociations conventionnelles sur les assistants médicaux

Annoncée par Emmanuel Macron, la création du poste d’assistant médical est l’une des mesures phares du plan "Ma Santé 2022". Fin 2018, Agnès Buzyn a rappelé dans un courrier destiné à l’UNCAM, la création de 4000 postes de ce nouveau métier d’ici 2022 et donné aux organisations représentatives des professionnels de santé et à l’Assurance maladie jusqu’à fin avril 2019 pour que les discussions puissent aboutir à un accord conventionnel.

A l'occasion de l'ouverture des négociations, le SNJMG est une des rares organisations, avec l'UFML, à prendre publiquement position contre le projet d'assistants médicaux proposé par l'Assurance Maladie, en accord avec la lettre de cadrage de la ministre de la Santé.

Devant les propositions détaillées présentées par l'Assurance Maladie lors de la deuxième réunion conventionnelle le 07 février 2019, les syndicats médicaux décident de quitter la table de négociation.

L'Assurance maladie s'est défendue, le 11 février 2019, de « demander aux médecins de travailler plus longtemps », précisant qu'elle n'avait « jamais entendu proposer aux médecins de conditionner le financement d'un assistant médical à une quelconque obligation de respecter un nombre minimal de consultations par heure ou par jour » et qu'il « n'a jamais été question non plus d'imposer un modèle d'organisation des cabinets ou une vision productiviste de leur métier ». 

Suite à la communication de l'Assurance Maladie, le SNJMG adresse le 12 février 2019 un courrier aux syndicats médicaux représentatifs qui doivent se réunir le lendemain pour définir une position commune :

Messieurs et chers amis

Notre syndicat a été attentif à votre décision collégiale de quitter la dernière réunion conventionnelle sur les assistants médicaux.

Vous savez combien le SNJMG est attaché à trouver avec le maximum de partenaires syndicaux des projets fédérateurs pour l'avenir de notre profession.

Aussi, en vue de contre propositions à soumettre à l'Assurance Maladie, nous vous proposons une première position à priori consensuelle tant entre vos organisations qu'entre les médecins : L'aide financière pour le recours à des assistants médicaux doit être perenne, non dégressive et proposée à tous les médecins conventionnés (quelque soit leur mode d'exercice), en donnant la priorité aux médecins exerçant dans les zones démographiquement les plus déficitaires et sans condition d’augmentation d’actes ni d’horaires d’ouverture.

Cette proposition présente pour nous le mérite de la clarté et de la simplicité pour contrer le double discours de l'Assurance Maladie sur le surcroit d’activité demandés aux médecins.

Sur la base de cette proposition, certes minimale mais comme c'est toujours le cas au début d'un mouvement intersyndical, nous médiatiserons notre soutien à votre démarche commune.

Au plaisir de vous lire

Sayaka Oguchi

Le 13 février 2019, les organisations représentant l'ensemble des médecins et des étudiants de médecine publient un communiqué de presse commun :